vendredi 17 octobre 2008

Encore un jour férié! Et un peu de culture générale.

Lundi dernier était férié en Argentine. Il ne s'est rien passé de spécial un 13 octobre. Mais à l'anglaise, le gouvernement argentin a décidé de reporter au lundi le jour férié du 12 octobre qui tombait cette année un dimanche. Le mouvement peroniste a parfois ses avantages, surtout dans un pays où le nombre de congés minimum légal est de 15 jours. Dès qu'il s'agit de célébrer la patrie, pas question de rater un jour férié! Mais ils ont longtemps hésité à le faire le report. Moi personnellement je l'ai appris une semaine avant. Heureusement que j'avais prévu d'être à Buenos Aires.

Je vais vous expliquer rapidement ce que commémore le 12 octobre, appelé depuis un décret du 4 octobre 1917 "Dia de la Raza", c'est-à-dire le "Jour de la Race". Dit comme ça, ça fait un peu peur. Tu te demandes si tu ne vis pas dans un pays faciste. On n'ira pas peut-être pas jusque là mais...
Le "Dia de la Raza" est en fait célébré par l'ensemble des nations hispaniques du continent américain car c'est exactement un 12 octobre de l'année 1492 (moi perso, je ne me souvenais que de l'année) que le marin Rodrigo de Triana, envoyé par Christophe Colomb, a découvert après plus de 2 mois de navigation les terres de l'Amérique. Cette date dit marquer la naissance de l'identité hispanoaméricaine suite à la rencontre de deux peuples, les Indiens d'Amérique et les colons espagnols. Mais une naissance qui s'est fait à quel prix! Car dans tout ça on ne parle pas des millions d'Indiens décimés par la colonisation européenne, massacrés ou tout simplement morts suite aux virus et maladies qui ont été introduits sur le continent. Et là effectivement le "Jour de la Race" te parle un peu plus...

Je ne sais pas si c'est un hasard mais lundi était une journée un peu triste à Buenos Aires. Un temps horrible ressemblant à un 1er novembre en France avec juste quelques degrés en plus. Mais sans le vouloir, j'ai célébré à ma façon la culture hispanique. Après une bonne grasse mat' à somnoler devant les Masters Series de Madrid, je me suis bougé les fesses pour aller visiter la maison de Carlos Gardel, le plus célèbre chanteur de tango argentin, né d'une mère française qui a émigré en Argentine à la fin du 19e siècle (et oui celui qui a fait connaître le tango est d'origine française!). Puis j'ai retrouvé des amis pour aller voir un concert d'un groupe argentin de percussions. Ca s'appelle La Bomba de Tiempo et c'est canon! Ca met tout de suite du soleil dans une journée de pluie ininterrompue. Là j'ai eu l'impression de voyager quelques heures au Brésil. Puis j'ai fini la soirée dans un restaurant péruvien où j'ai mangé du poisson et des fruits de mer délicieusement cuisinés (personnes n'aimant pas la coriandre, s'abstenir!). Bref une bonne journée ce "Jour de la Race"!

mercredi 8 octobre 2008

El dia de la Primavera en Cordoba- Seconde partie, fête et lendemain de fête

Place aujourd'hui au plus intéressant, même s'il semble que vous ayez quand même apprécié la petite visite du centre de Cordoba: la Soirée! Au programme: apéro chez Pauline histoire de trinquer aux changements (dont le poste de Pauline, ma mutation et celle de Mathieu à Buenos Aires), avant de poursuivre dans l'une des grosses boîtes du quartier du Chateau (sans accent circonflexe car pas de château).

Le thème de la soirée étant le printemps, la couleur était exigée. L'hôte de la soirée a plus que donné l'exemple.

Sur les photos suivantes, vous allez enfin pouvoir voir à quoi ressemblent mes collègues de travail dont certains sont aussi mes amis.

Mes amis tout d'abord. Ci-dessous, de gauche à droite: Mathieu, Cyrielle (l'unique non collègue), moi, Pauline, Lorena et Deborah (appelée communément Debbie).









Sur les photos de groupe qui suivent, vous allez voir aussi les collègues de Pauline. Je vous passe les prénoms...









De plus près...

Vous avez là de parfaits exemples du vrai Cordobese, l'Argentin encore plus infidèle, macho et bourrin que la moyenne. Vous voyez là, ces mecs ont mon âge et sont déjà tous mariés avec 2 enfants. Mais ça ne les empêche pas de draguer tout ce qui bouge, voir plus... Et bien sûr leurs sujets de conversation favoris sont les femmes (enfin plutôt les parties les plus intimes des femmes), le foot et les voitures. Mais ils sont gentils. Et surtout c'est plutôt agréable que tous les matins lorsqu'ils te voient au bureau, tu as l'impression qu'ils ont croisé la Vierge Marie. Et je vous passe les compliments, sifflements, applaudissements parfois gênants quand même.

Le lendemain, pour se remettre de cette soirée un peu arrosée, nous sommes allées Pauline, Cyrielle et moi dans mon endroit favori de la province de Cordoba: La Cumbre, connu par les parapenteurs du monde entier. Ce que j'aime dans cette petite ville ce sont bien sûr ses paysages, son ambiance un peu branchée et zen, et surtout le restaurant de l'aéroclub, "El Parajo Goloso" (oiseau gourmand), tenu par une française qui cuisine de délicieux petits plats français et asiatiques. J'aime flâner au soleil le dimanche midi sur la terrasse de ce restaurant. Bref, un lieu dans lequel je me ressource, comme vous pouvez le constater ci-dessous:








Allez je vous laisse, demain je me lève tôt pour aller à Buenos Aires. Bisous!

El dia de la Primavera en Cordoba- Première partie, visite de Cordoba

Bien sûr comme en Argentine tout est prétexte à faire la fête, nous avons célébré le 21 septembre dernier el "Dia de la Primavera", c'est-à-dire le jour du printemps.
Pour l'occasion, une amie de Buenos Aires est venue nous rendre visite à Cordoba. Elle s'appelle Cyrielle. Elle est la petite amie de Clément, ami de Pauline, et a été recrutée par Michaël, ami de Mathieu (collègue de travail et camarade de taxi), pour faire un VIE à Buenos Aires. Si c'est pas fou ça! Le monde est vraiment petit dans le monde entier, pas uniquement en France! (pardon pour cette réflexion de blonde).
Cyrielle étant arrivée fraîchement il y a 3 mois, nous lui avons donc fait découvrir Cordoba. Cela a été l'occasion pour moi de visiter les quelques attractions touristiques du centre-ville. Je l'avoue, je n'y avais jamais mis les pieds...enfin à part le Buen Pastor et vous comprendrez pourquoi. Alors attention les yeux! (sorry Ay, du déjà vu).

Pour commencer, le petit centre historique qui tient dans un rayon de 200 mètres: l'université qui fait la renommée de la ville car elle est la plus vieille d'Argentine (photo 1), puis la manzana jésuite (2) avec sa cour intérieure (3), rue piétonne de Cordoba (4), une église rose (5), la catédrale (6) donnant sur la Plaza San Martin du nom d'un des acteurs majeurs de l'indépendance argentine (7), une petite rue à proximité de cette place avec quelques maisons historiques indemnes (8), un joli clocher (9). Tout cela dans un rayon de 500 mètres.
Puis, en allant du centre historique vers chez moi: une pensée pour mon neveu Pierre accro, comme sa tata de ce qu'il appelle du "lala", c'est-à-dire du chocolat (10); le Buen Pastor, ancienne prison de femmes transformée en un lieu de bars et restaurants (11); la feria artisanal où les artisans exposent tous les week-ends leurs plus belles croûtes d'Argentine (12). Et là nous arrivons chez moi. Alors, toujours prêts à prendre un avion Buenos Aires - Cordoba pour faire ce petit tour touristique?