dimanche 29 juin 2008

Argentine 12 - Italie 13

Aujourd'hui, bien que c'était la finale de l'euro (et vous vous imaginez bien que je me réjouis de la victoire de ma querida España), je vais vous parler de rugby. Hier, je suis allée voir un match amical de rugby au stade de Cordoba, mais pas n'importe lequel: Argentine, appelés couramment les Pumas, contre l'Italie. Il faisait un temps superbe à bronzer en tee-shirt, le stade était presque plein, les stands de choripan* pululaient. Il manquait juste les bières mais heureusement j'en avais apportées :-) Bref, les conditions idéales pour assister à une rencontre sportive.
Je ne soutenais pas plus une équipe que l'autre. J'avais peut-être une petite préférence pour les Italiens, sûrement parce que je les avais vus cette semaine à la piscine de l'hôtel Holiday Inn (ma première résidence à Cordoba) alors que j'y prenais un café. Quels hommes!... Mais bon il valait mieux pour moi que je soutienne ouvertement les Pumas si je ne voulais pas que les Argentins me découpent en petites rondelles ou me transforment en choripan...héhé. Bien que c'était un match amical, l'ambiance était loin d'être cordiale entre les 2 équipes. Quelques petits affrontements entre les joueurs ont interrompu le match à plusieurs reprises. Dans ces moments-là, c'est assez impressionnant d'entendre tout le public argentin crier "hijo de puta, hijo de puta" (les pauvres supporters italiens n'étaient qu'une petite dizaine isolés dans le public mais très repérables à leurs perruques oranges). Les Argentins, tout du moins les Cordobeses, ne se sont pas montrés sportifs du tout. Ils n'ont pas pu s'empêcher de siffler lorsque les Italiens sont entrés dans le terrain, ou lorsqu'ils se préparaient pour tirer un but. Un peu de respect pour ses ancêtres quand même! Quand les Cordobeses me disaient que les Argentins étaient maleducados (sans éducation), je ne comprenais pas trop. Tout du moins je ne trouvais pas qu'il manquaient forcément plus d'éducation que les Français. Là j'ai vu une petite différence, enfin si l'on excepte les supporters du PSG et de l'OM bien sûr...
Le match en lui-même n'était forcément pas très intéressant. Pas beaucoup de jeu. Les Italiens ont sauvé un peu l'honneur à la dernière minute en marquant l'unique essai du match. Et je ne vous raconte même pas la tête des Argentins alors que leur équipe avait dominé toute la partie!
En tout cas c'était bien sympa de voir les Pumas et l'équipe d'Italie jouer, de surcroît à Cordoba (les Pumas jouent habituellement à Buenos Aires). Je me souviendrai aussi toujours d'avoir eu la chance de mater les joueurs de l'équipe italienne à l'hôtel. Marrant enfin de voir à quel point les Argentins ne rigolent pas avec le sport. Et encore, ce n'était pas un match de foot!

* Le choripan vient du mot Chorizo, une saucisse proche de la saucisse de Toulouse. Le choripan est un sandwich avec un chorizo coupé en 2, des oignons, de la salade, des tomates, du chou rouge et un peu de piquant. Le kebab national en quelque sorte. Je ne vous dis qu'une chose: délicious!

Voici quelques photos et 2 vidéos, la seconde étant l'hymne argentin (pardon pour les cheveux gras du monsieur devant moi).









jeudi 26 juin 2008

Aujourd'hui c'était Noël

L'Argentine a 6 mois de décalage avec l'Europe: le 21 juin est le jour de l'hiver, le 21 décembre le jour de l'été, etc. Aujourd'hui nous étions le 25 juin, l'équivalent donc du 25 décembre européen. Et bien pour ce jour de Noël argentin, j'ai eu un super cadeau quand je suis arrivée ce matin au bureau: mon ordinateur de travail avait un écran plat! Incroyable. En Argentine, quand tu demandes quelque chose, tu mets 3 mois à l'obtenir. Cela a notamment été le cas de mon ordinateur. Et quand tu ne demandes rien, tu as des surprises. En tout cas c'est la première fois que j'ai un écran plat. Et ça m'a fait tout bizarre. J'avais l'impression que mon bureau était vide (ce qui me permet d'ailleurs de m'étaler encore davantage), que les colonnes de mes magnifiques tableaux excel s'étaient élargies. Désormais j'ai aussi la place pour mettre mon ordinateur pile en face de ma chaise. Finie la position tordue et le mal de dos. Comme quoi parfois quand la technologie progresse elle peut être meilleure pour la santé. A l'occas' je vous balance une photo de mon bureau.
PS: je vous rassure, Noël se fête bien le 25 décembre ici.

mardi 24 juin 2008

Sex and the City

Ce week-end je suis restée à Cordoba city. Cette fois je suis allée en boliche vendredi soir au lieu de samedi car on a fêté le départ d'un collègue (dommage, c'était le numéro 3 dans ma liste des plus beaux mecs de ma boîte). Même si je n'ai bu que 3 verres, et je n'en suis pas peu fière, j'ai dansé jusqu'à 7h du matin. Après une telle nuit, un samedi soir au cinéma était donc parfait. Depuis le temps que je l'attendais, je suis allée voir le film de ma série fétiche: Sex and the City. 3 ans que j'avais pas regardé un épisode que je ne connaissais pas. J'ai décroché mon premier sourire lorsque j'ai découvert la durée du film: 2h28! Au début du film je me suis toutefois inquiéter. Même si j'étais happy de retrouver mes héroïnes préférées, j'ai cru un moment que le film allait se limiter à un pur produit marketing où tous les couturiers avaient essayé de placer une robe ou un accessoire. Je ne me reconnaissais plus du tout dans les personnages qui étaient plus des fashion victimes new-yorkaises étalant leur richesse que des vraies filles. Finalement l'intrigue a démarré assez rapidement. Je me suis vite mise dans le bain à ne plus vouloir en sortir. Comme lorsque l'on commence à regarder une saison, on ne décroche plus. Et là ce furent 2h30 (enfin disons 2h15 si l'on enlève les 10 premières minutes de défilé de mode) de pur bonheur. Un cocktail fidèle à la série: du rythme, des histoires de coeurs, des conversations typiquement féminines, des scènes de grands moments de solitude...Seul changement: cette fois, les 4 copines sont toutes maquées et on nous n'avons plus le droit aux dates complètement foireuses. Mais beaucoup de rires quand même. Parmi les scènes les plus mémorables bien sûr, celle où Samantha se fait surprendre en train de reluquer une bombe sexuelle en train de se doucher façon Tahiti, et surtout celle où elle se recouvre de sushis pour la St Valentin. Y'a pas à dire, elle restera la plus drôle! Charlotte était pas mal non plus: rappelez-vous la St Valentin passée aux toilettes avec son mari. Cette fois la tourista la rattrape en plein milieu d'un jogging au Mexique et l'arrêtera nette devant ses copines dans sa course vers les chiottes de sa chambre d'hôtel. Big, avec l'âge, devient un coeur tendre et était plus que craquant. Le copain de Samantha, même s'il reste un blond, était pas mal non plus avec quelques années en plus. J'avoue que j'ai aussi versé quelques larmes _bien sûr, sinon je ne serais pas fan de cette série_ quand les coeurs se sont brisés. C'était surtout dur dur de ne pas partager ce moment-là avec mes Sex and City girls à moi.

dimanche 22 juin 2008

Petite virée en Uruguay

Le 20 juin est un jour férié en Argentine, c'est le jour du drapeau argentin. Plus exactement, il commémore la mort du général Manuel Belgrano (en 1820), le créateur du drapeau argentin en l'année 1812 (le 27 février pour être encore plus précis). Mais en Argentine, un certain nombre de jours fériés peuvent être déplacés, sûrement pour que les hommes politiques les placent un peu comme ça les arrange. Cette année le "20 juin" a été avancé au lundi "16 juin" et nous aussi ça nous arrangeait bien avec Pauline. On a profité de ce week-end de 3 jours pour aller visiter l'Uruguay. Ce petit pays, grand comme 1/3 de la France, coincé entre l'Argentine et le Brésil, est situé à seulement 1h de bateau de Buenos Aires. Trois jours sont amplement suffisamment pour le visiter car il n'offre que 3 centres d'intérêt: Colonia, Montevideo et Punta del Este. Un jour pour chaque et le tour est joué! D'ailleurs aucun guide n'existe sur l'Uruguay, on trouve juste quelques commentaires dans les pages "Environs de Buenos Aires" des guides argentins.
On a commencé par visiter Colonia del Sacramento où nous avons échoué en bateau. Colonia porte bien son nom. Classée au patrimoine mondial de l'humanité, il s'agit d'une petite ville toute mignonne qui a conservé son architecture de l'époque où elle était encore une colonie du Portugal puis de l'Espagne. L'influence portugaise est nette: rues pavées, petites maisons et colorées, les petites places, les bougainvilliers. Je suis retournée au Brésil l'espace de quelques heures. Un bonheur...






























Après un délicieux repas dans un resto sur le port (cf photo) où 3 mois après le Chili j'ai enfin pu retrouver des saveurs de poisson et de fruits de mer, en route Simone! Nous avons repris notre cacahuète louée pour le week-end pour se rendre à Punta del Este.

Punta del Este
le mythe, le soi-disant Saint-Tropez d'Amérique Latine. Je me demandais bien à quoi ça pouvait ressembler. Pour commencer, la ville doit son nom à sa situation géographique car elle est le point le plus à l'Est du Delta du Rio del Plata, le point de frontière entre le Rio del Plata et l'Océan Atlantique. C'est cette situation qui a attiré les premiers touristes au début du siècle dernier et qui a fait que Punta del Este est devenue une station balnéaire. Je vous épargnerai les photos de la ville absolument immonde qui ressemble bien plus à La Grande Motte qu'à Saint Tropez. Mais en s'éloignant de la ville, on trouve effectivement une côte pas trop dénaturée où les barres d'immeubles font place aux maisons des millionnaires. C'est un véritable concours d'architecture sur environ 30 km. A qui aura la maison la plus oufissime et ayant la plus belle vue? Pour le coup c'est assez marrant. Et là je m'imaginais bien tous les riches corrompus d'Amérique Latine en été se battant pour organiser la fête la plus folle dans la maison la plus spectaculaire, comme à St Tropez.





















La maison la plus grande et la plus étrange de Punta del Este restera la Casa Pueblo, une maison village pouvant loger une centaine d'habitants et construite à l'initiative de l'artiste peintre Carlos Paez Vilaro y résidant lui-même. Le style de cette maison rappelle celui de Gaudi. Nous avons eu la chance de rencontrer le peintre dans sa propre demeure, un vieux monsieur mais loin d'avoir perdu sa tête. En effet, tous les jours, un peu avant le coucher du soleil, au moment où le musée est le plus fréquenté, ce petit malin descend dans la boutique pour faire des dédicaces et inciter ainsi les gens à acheter un poster ou une sérigraphie.




















Dernière étape: Montevideo, la capitale de l'Uruguay. Le peu qu'il y a à voir dans cette ville est plutôt sympa. Les ramblas tout d'abord, longues de plusieurs km. Le marché du port (première photo) où tu peux manger des fruits de mer ou du poisson. Et puis la vieille ville où demeurent quelques vieilles maisons dont beaucoup sont aujourd'hui occupées par des banques (enfin à l'exception du Crédit Agricole).




































Bon, vous aurez compris que ça ne vaut pas le coup de faire 15000 km pour aller en Uruguay (sauf si vous voulez aller faire une semaine de chouille à Punta del Este). Mais ce week-end au bord de la mer après 5 mois dans les montagnes était une véritable bouffée d'oxygène!







dimanche 8 juin 2008

Episode 2: week-end à la Ferme

Pour notre deuxième week-end de vadrouille, Pauline, Etienne et Nicolas m'ont tout de suite mis dans le bain. Nous avons passé 2 jours dans une estancia dans les montagnes (ou sierras) de Cordoba. Qu'est-ce qu'une estancia? En gros c'est une ferme. Mon Dieu, si les Argentins m'entendaient, ils me tueraient! Car ils en sont fiers de leurs estancias. Ce ne sont pas de simples fermes. Et il y a de quoi. Déjà elles sont souvent immenses (une bonne dizaine d'hectares c'est le minimum). Elles doivent occuper au moins 90% de la superficie du pays (si tu enlèves Buenos Aires, quelques villes intérieures comme Cordoba et les glaciers de Patagonie, tu dois arriver à ça). Mais surtout elles sont les terres d'élevage de la fameuse viande bovine argentine, avec parfois un peu de culture transgénique de soja, de maïs, de tournesol...Elles représentent un poids économique plus qu'important. L'Argentine est en effet avant tout une terre rurale, une Sarthe à l'échelle d'un pays avec quand même des paysages différents sinon ça ne serait pas drôle. Comme en France, certaines estancias modernes ouvrent leurs portes aux touristes en se convertissant en gîte rural. Celle dans laquelle nous sommes allés passer le week-end se situe à 2 bonnes heures de Cordoba et s'appelle La Soñada.
Je ne vous fais pas patienter plus longtemps, voici tout de suite une photo de ce à quoi ressemble une estancia.Comme un gîte rural en France, une estancia propose plusieurs activités. Pour commencer, rien de mieux en arrivant le samedi qu'une petite promenade histoire se dégourdir les jambes, découvrir l'estancia et ses fameuses vaches. L'objectif c'est de réussir à trouver le ruisseau qui traverse l'estancia.
Après près d'une heure de recherche à travers les hautes herbes, nous y sommes arrivés.
Le ventre un peu creusé (profitez-en, ça ne va pas durer longtemps), nous rebroussons chemin car l'asado nous appelle. Vite nous sommes en retard pour la cérémonie! L'asado est ce que l'on appelle le barbecue argentin. Et c'est tout un rituel, la fierté du pays. Il réunit tous les dimanches les familles argentines, jusqu'à Buenos Aires. Sa préparation est un art que je vous inviterai à découvrir dans les albums photos de Titi et Coco, enfin une fois que j'aurai trouvé comment ajouter un lien sur ce fichu blog.
L'asado est au moins aussi gavant qu'un repas de famille français (voire un repas de Noël selon la taille des estomacs) car tu manges, et tu dois manger, toutes les parties de la vache, y compris les intestins (ça ne vous rappelle pas quelque chose?). Attention, gare à toi si tu oses dire que tu n'en veux sous prétexte que tu n'as plus faim, c'est plus qu'impoli. Et les Argentins sont susceptibles...
[Unique photo prise au début de repas quand nous avions encore l'eau à la bouche. Pas d'autres photos malheureusement même si nos têtes en valaient la peine, je ne pouvais vraiment plus bouger].
Après une sieste de 3h pour essayer de faire passer ce repas gargantuesque, une promenade en cheval vous est proposée. C'est l'occasion d'admirer la grandeur de l'estancia, les sierras de Cordoba et apprendre un peu de l'histoire de l'Argentine. Nous avons longé le fameux rio (enfin ruisseau), parcouru les vestiges du réseau ferré construit par les Anglais au temps où l'Argentine était encore riche ... jusqu'à découvrir THE vue panoramique de l'estancia. Et là t'as intérêt à aimer parce que le gaucho qui t'accompagne, il en est très fier de sa vue et tu vas y rester au moins 30 minutes le temps qu'il te raconte toutes les légendes rattachées à ce lieu.

























Le dimanche, tu peux faire d'autres activités comme traire les vaches, apprendre à faire de la confiture de lait...Nous, après une bonne nuit de repos, on préfère aller faire une randonnée. Nous partons donc explorer une des multiples quebradas du Nord de l'Argentine à quelques kilomètres de l'estancia. Le paysage, rappelant parfois étrangement l'Ecosse, était loin d'être la seule attraction. Le jeune guide, blond aux yeux bleus, charmant, voire mignon mais aussi un groupe de 20 argentins et "argentines limite en jeans-talons" pour faire la randonnée nous ont plus que divertis. En bon Français nous avons bien sûr passé près de 3h à draguer discrètement le guide et à se moquer des gens, en particulier des "argentines limite en jeans-talons" qui galéraient comme des folles. Le must était je crois leur jeu débile à imaginer un animal ou un personnage dans n'importe quel bloc de roche (cf 2e photo _ le monsieur à la casquette blanche étant le guide mais on ne le voit pas très bien). Un peu fatiguant tout de même à force de s'arrêter toutes les 5 minutes. Mais on s'est bien amusés!


















L'orage estival de fin d'après-midi menaçant, nous avons repris la route, particulièrement jolie, avec une petite escale dans notre restaurant préféré de la région de Cordoba afin de retrouver quelques saveurs culinaires françaises.









Si ce n'est pas un week-end de rêve ça?
www.estancialasoniada.com.ar

Suite au commentaire de Surfergirl, je vous donne le lien vers l'album fait par Etienne et Nicolas. Vous y verrez des photos plus précises du guide et puis aussi des photos de moi:
http://picasaweb.google.com/Etienne.Nicolas.Cordoba.Arg/EstanciaLaSoAdaLosTerrones.

Bises!

mercredi 4 juin 2008

Episode 1: premier week-end à Cordoba

Comme tout premier week-end, il s'agit d'un week-end Découverte, de mes futurs amis d'une part mais aussi de l'endroit où je vis, la région de Cordoba et ses fameuses montagnes. Le temps n'étant pas au beau fixe (et moi qui était venu chercher le soleil, m'aurait-on menti?), nous reportons le week-end bizutage à la ferme pour aller découvrir l'étranger à Cordoba: Villa Belgrano. Il s'agit d'une ville entièrement colonisée par les allemands à l'issue de la Seconde Guerre Mondiale. Je me souviens très bien de l'entrée de la ville: "Oktoberfest".
Pauline, Etienne et Nicolas ne me connaissaient que depuis 2 jours et déjà ils m'avaient cernée. J'étais dégoûtée! Mais bon, au moins, je savais déjà ce que j'allais faire en Octobre 2008.
Nous passons quelques heures dans la ville, le temps d'admirer la magnifique architecture allemande, les boutiques de souvenirs, regarder avec stupeur les blonds aux yeux bleus qui s'y promènent, manger une fondue et un strudel. Ici tout était irréel et kitsch, des boutiques jusqu'à la fondue que nous avons mangée (servie avec des cerises confites s'il vous plaît!). Bref on se croyait dans un parc d'attractions. Et les Argentins adorent! C'était blindé de touristes.









On montre que nous aussi on est content d'être là. Je prends une photo souvenir de Pauline et Etienne à poser sur ma future cheminée.









Avant d'entamer la suite du programme, la seconde attraction de la ville en dehors de sa rue principale: le Musée du Carrosse. Nicolas, fan de tous les musées qui puissent exister, surtout ceux qui sont sans intérêt, tient absolument à le visiter. Comme nous nous connaissons depuis peu, j'accepte, ne prenant pas le risque de le blesser. A vrai dire, je pensais que c'était une blague, que mes futurs amis étaient de drôles de rigolos. Mais c'était bien réel. En voici la preuve:










Là j'ai vraiment commencé à avoir peur. Voyant mon inquiétude à la limite du désespoir, Nicolas m'a gentiment proposé de terminer cette folle journée dans un café avec vue sur lac et montagnes, histoire de décompresser, de trinquer à mon arrivée et surtout de me souhaiter bon courage pour ces 18 mois que j'allais passer dans cet endroit.









Mon Dieu, mais qu'est-ce que je fous là!