La première question que vous vous êtes sans doute posé en atterrissant sur ce blog est la suivante: Mais pourquoi ce titre? C'est n'importe quoi!
Que je vous explique un peu...
Durant cette dure période de recherche d'un logement, les Argentins ne me ménagent pas. Tous les jours, j'appelle donc des agences pour savoir s'ils ont l'appart' de mes rêves. Comme la réponse est bien entendu négative, en bons commerçants ils me demandent mon prénom et, accessoirement mon numéro de téléphone, pour me rappeler au cas où l'appart' de mes rêves pointrait son nez. Et là c'est un grand moment d'humiliation qui commence: "Sushi, soufis, foufis....", bref j'en entends de toutes les couleurs! Et pas qu'au téléphone... Je n'ai pas rencontré un Argentin foutu de dire mon prénom sans l'écorcher. Et Sushi reste leur préféré. Pourtant ici Sofi est tout simplement le surnom de Sofia. Mais en tant que prénom ils ne comprennent pas. Bref, c'en est devenu une blague au point que Sushi est devenu mon surnom officiel. Pire: "Sush", plus court et plus pratique.
Finalement il est vrai qu'ici je m'identifie pas mal à un Sushi. Tout d'abord parce que le regard des hommes me rappellent celui de mes amies qui dévorent des yeux les sushis du Shogun de la rue Frémicourt ou du Sü de Neuilly. Je suis avant tout une femme, c'est-à-dire, quelque soit sa nationalité, un morceau de viande (ou de poisson c'est pareil) qui se mange. Mais un peu différente de l'argentine: plus petite, plus blanche et mon accent me donne un petit côté exotique, même si le top pour eux serait que je me teigne en blonde.
Ensuite, au boulot, j'ai l'impression d'être aussi psycho-rigide qu'un Japonais. Les Argentins sont présents 9h par jour au travail et je n'imagine même pas l'état du pays s'ils étaient aux 35h. Car ici on aime parler (et ce qui fait en même temps le charme du pays) et l'organisation ne fait pas surtout pas partie du vocabulaire. Je n'ai jamais mis autant de temps à faire un audit que dans ce pays. C'est ainsi que chaque jour j'en appelle aux thérapies asiatiques de la Zénitude pour reprendre des forces et je pense sérieusement m'inscrire au yoga avant que mes cheveux ne deviennent complètement gris.
Mais pour le moment je m'y sens quand même comme un poisson encore dans l'eau car comment peut-on résister au sourire et à la bonne humeur permanente des Argentins. C'est un régal!
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

3 commentaires:
un poisson dans l'eau... qui finira émincé sur un petit tas de riz, et finira par faire soushe ! ;-)
joliiiiii!!!!
Je répète : "Joliiii...!"
Enregistrer un commentaire