vendredi 16 janvier 2009

Le Grand Saut

Après avoir recruté, un mois avant mon arrivée, un local au poste que je devais occuper;
Après m’avoir demandé d’être l’œil de Moscou à la maintenance pour en traquer les corrompus;
Après m’avoir demandé de contrôler des factures et de les saisir dans un joli tableau excel (paraît que c’est ma spécialité !) avant d’en faire des photocopies;
Après m’avoir remotivée en me confiant pendant 2 mois une étude de marché à Buenos Aires (enfin un boulot intéressant, avec quelques responsabilités et dans une ville sympa);
Après m’avoir suggéré de terminer mon contrat à Buenos Aires puis de revenir sur leur décision;
Après m’avoir laissé végéter pendant 6 semaines à Córdoba le temps qu’ils me trouvent du boulot
…pour finalement me proposer d’assister jusqu'en juin le directeur des achats (un cramouf planqué, un français de surcroît).

J'ai beau être en Argentine, je ne trouvais plus aucun brin de motivation pour rester à Córdoba, continuer à être trimbalée, comme je le suis depuis le début de ce V.I.E, de service en service à faire des petits boulots qui ne servent quasi à rien. Parce qu'il fallait bien que l’entreprise justifie mon recrutement! Ce que je regrette le plus dans l’histoire est de toujours avoir travaillé pour des français et de ne pas voir eu de poste au sein d’une équipe de locaux. Et l'entreprise n'avait visiblement pas prévu que ça change. Forcément puisqu'il n'y a jamais eu de poste disponible pour moi.
Alors après avoir fait le bilan de cette expérience, pesé le pour et le contre de 4 mois supplémentaires à Córdoba, cette semaine j’ai décidé de tirer ma révérence.

J’ai senti que c’était le bon moment de faire enfin le Grand Saut. Ou plutôt de passer à la seconde étape de mon Grand Saut. Maintenant que j’ai passé le cap de l’étranger et que je parle espagnol couramment, il reste le plus difficile : trouver un job où je puisse enfin m’épanouir. Quelques pistes en vue, rien de précis pour le moment. Un retour probable sur les bancs de l’école. Une certitude : l’international.

C’est une sensation étrange que j’éprouve. Un mélange de tristesse à l'idée de quitter l'Argentine, d’excitation mais aussi d'immense stress face à un trop plein de liberté et de savoir que j'entame une démarche qui sera longue et difficile.

Concrètement, je quitte Córdoba au plus tard le 9 février retrouver mes chers parents à Buenos Aires pour 3 semaines de vadrouille en Argentine. Puis le 3 mars je pars faire ma route du Che pendant 2 mois où je vais voyager au Chili, au Pérou et en Bolivie. L’occasion, en réalisant un de mes rêves, de me retrouver seule face à moi-même et de faire des rencontres. Retour donc en France mi mai pour essayer de chopper la rentrée espagnole de septembre. Si ça fait trop long pour vous ou si vous cherchez une destination pour passer des vacances, je serais heureuse que vous fassiez partie pendant quelques jours de mon « Carnet de voyage ».

Et bien sûr le blog continue!

3 commentaires:

SurferGirl a dit…

Wahou !! Je trouve ca tres courageux, et tres interessant. Je te souhaite de trouver des reponses, au moins a certaines questions !
Et les bancs de l'ecole, ce serait ou et sous quelle forme ? En Espagne ?
Je continue bien sur a te lire... :)

Ay a dit…

Extra-lala!
Suis contente pour toi aussi!
Il n'y a pas d'âge pour vivre ses rêves!

Ay a dit…

audreyat.hautetfort.com