On a commencé par visiter Colonia del Sacramento où nous avons échoué en bateau. Colonia porte bien son nom. Classée au patrimoine mondial de l'humanité, il s'agit d'une petite ville toute mignonne qui a conservé son architecture de l'époque où elle était encore une colonie du Portugal puis de l'Espagne. L'influence portugaise est nette: rues pavées, petites maisons et colorées, les petites places, les bougainvilliers. Je suis retournée au Brésil l'espace de quelques heures. Un bonheur...





Après un délicieux repas dans un resto sur le port (cf photo) où 3 mois après le Chili j'ai enfin pu retrouver des saveurs de poisson et de fruits de mer, en route Simone! Nous avons repris notre cacahuète louée pour le week-end pour se rendre à Punta del Este.


Punta del Este le mythe, le soi-disant Saint-Tropez d'Amérique Latine. Je me demandais bien à quoi ça pouvait ressembler. Pour commencer, la ville doit son nom à sa situation géographique car elle est le point le plus à l'Est du Delta du Rio del Plata, le point de frontière entre le Rio del Plata et l'Océan Atlantique. C'est cette situation qui a attiré les premiers touristes au début du siècle dernier et qui a fait que Punta del Este est devenue une station balnéaire. Je vous épargnerai les photos de la ville absolument immonde qui ressemble bien plus à La Grande Motte qu'à Saint Tropez. Mais en s'éloignant de la ville, on trouve effectivement une côte pas trop dénaturée où les barres d'immeubles font place aux maisons des millionnaires. C'est un véritable concours d'architecture sur environ 30 km. A qui aura la maison la plus oufissime et ayant la plus belle vue? Pour le coup c'est assez marrant. Et là je m'imaginais bien tous les riches corrompus d'Amérique Latine en été se battant pour organiser la fête la plus folle dans la maison la plus spectaculaire, comme à St Tropez.




La maison la plus grande et la plus étrange de Punta del Este restera la Casa Pueblo, une maison village pouvant loger une centaine d'habitants et construite à l'initiative de l'artiste peintre Carlos Paez Vilaro y résidant lui-même. Le style de cette maison rappelle celui de Gaudi. Nous avons eu la chance de rencontrer le peintre dans sa propre demeure, un vieux monsieur mais loin d'avoir perdu sa tête. En effet, tous les jours, un peu avant le coucher du soleil, au moment où le musée est le plus fréquenté, ce petit malin descend dans la boutique pour faire des dédicaces et inciter ainsi les gens à acheter un poster ou une sérigraphie.




Dernière étape: Montevideo, la capitale de l'Uruguay. Le peu qu'il y a à voir dans cette ville est plutôt sympa. Les ramblas tout d'abord, longues de plusieurs km. Le marché du port (première photo) où tu peux manger des fruits de mer ou du poisson. Et puis la vieille ville où demeurent quelques vieilles maisons dont beaucoup sont aujourd'hui occupées par des banques (enfin à l'exception du Crédit Agricole).







Bon, vous aurez compris que ça ne vaut pas le coup de faire 15000 km pour aller en Uruguay (sauf si vous voulez aller faire une semaine de chouille à Punta del Este). Mais ce week-end au bord de la mer après 5 mois dans les montagnes était une véritable bouffée d'oxygène!


2 commentaires:
Ca avait l'air d'un sacre bon weekend ! L'avait pas l'air de faire chaud, par contre... C'est quoi les temperatures en hiver dans ton coin ?
Bah à Cordoba il fait 4/5 °C le matin et environ 15°C l'après-midi grâce au soleil. Mais en Uruguay j'ai l'impression que le temps est moins ensoleillé et surtout qu'est-ce qu'il y a comme vent! Oui franchement on se les ai pelé! C'était une grande bouffée d'oxygène.
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